Handicap, une encyclopédie des savoirs. Des obscurantismes à de Nouvelles Lumières

Handicap, une encyclopédie des savoirs.

Des obscurantismes à de Nouvelles Lumières

Charles GARDOU et des spécialistes de 24 disciplines

Handicap encyclopédie

 « On fantasme le handicap de ne pas le connaître ».

Cet ouvrage réunit et conjugue des savoirs sur le handicap issus des sciences biomédicales, humaines et sociales comme des sciences de l’ingénieur, de l’information et de la communication. Au regard d’un droit d’accès et d’un devoir de partage, il les met au service d’une pensée et d’une pratique éclairées. Porté par un objectif haut placé, il inaugure un autre temps de la pensée et ouvre la voie à de Nouvelles Lumières sur le handicap, qu’il accompagne de propositions pour nourrir l’éducation, la formation, la recherche et orienter l’action publique.
« L’homme est un découvreur voué à prospecter de l’autre côté des croyances : sur le versant du savoir ». Charles Gardou.

Avec les contributions de : Pierre Ancet – Pierre-Yves Baudot – Gérard Couly – Yannick Courbois – Sophie Dalle-Nazebi – Ivan Darrault-Harris – Valérie Delattre – Serge Ebersold – Bruno Facon – Michel Fardeau – Dominique Greiner – Régis Herbin – Simone Korff-Sausse – François Laplantine – Elena Lasida – Jean-Marc Levaillant – Anne Marcellini – Céline Muzelle – Anne-Sophie Parisot – Eric Plaisance – Jean-François Ravaud – Anne Revillard – Roger Salbreux – Ryadh Sallem – Régine Scelles – Henri-Jacques Stiker – Danièle Truscelli – Isabelle Ville – Elisabeth Zucman

 

Dans cet ouvrage, Ivan Darrault-Harris est chargé du chapitre consacré aux sciences du langage. Il montre l’apport de la sémiotique au diagnostic et à la rééducation des troubles du langage.

Épistémologie sémiotique. La théorie du langage de Louis Hjelmslev

Épistémologie sémiotique.

La théorie du langage de Louis Hjelmslev

Sémir BADIR

Epistémologie sémiotique

Louis Hjelmslev (1899-1965) est l’auteur d’une théorie du langage qui a connu deux rédactions principales, l’une à l’attention des linguistes de son temps, les Prolégomènes à une théorie du langage, l’autre plus technique, demeurée inédite de son vivant, le Résumé d’une théorie du langage.

La thèse de l’ouvrage est que cette « théorie du langage » constitue en fait une épistémologie générale dépassant largement les préoccupations ordinaires des linguistes. Il s’agira donc de l’interroger en fonction de questions épistémologiques majeures: qu’est-ce qu’un objet pour la connaissance ? comment l’objet se donne-t-il à cette connaissance ? et quels sont les moyens mis en œuvre pour le connaître ?

Sémir BADIR, maître de recherches du Fonds de la Recherche Scientifique-FNRS à l’Université de Liège, est un linguiste spécialisé en sémiotique. Ses intérêts de recherche visent les aspects épistémologiques des théories linguistiques et sémiotiques. Son projet intellectuel est celui d’une épistémologie conforme aux pratiques discursives du savoir. Il est l’auteur de deux ouvrages: Hjelmslev (Belles-Lettres, 2000), Saussure. La langue et sa représentation (L’Harmattan, 2001).

Sens et Musicalité. Les voix secrètes du symbolisme.

ESTAY.Sens et musicalité.Pub

Peut-on dégager des propriétés communes à tous les arts du point de vue de leur structure ? Est-il possible d’étudier les formes artistiques en termes de consonance, de rythme ou de tempo ? Peut-on parler effectivement d’une « musique du poème » ou d’une « musique du tableau » ? Pour répondre à ces questions qui hantent depuis longtemps les théoriciens de l’art, cet ouvrage étudie le paradigme musical qui traverse le romantisme allemand, le symbolisme français et le formalisme de la fin du XIXe siècle. En explorant les rapports entre sens et musicalité à la lumière de la théorie sémiotique, l’auteur propose un modèle transversal d’analyse des arts, invite à repenser le symbolisme dans le cadre d’une histoire des formes esthétiques, et ouvre des perspectives sur l’avènement de l’art abstrait.

 

Verónica ESTAY STANGE, Docteure en littérature française, est chercheure à l’Université du Luxembourg et enseignante à Sciences-Po Paris. Ses travaux portent sur les rapports entre la sémiotique, la littérature et l’esthétique, autour du concept de « musicalité ». Elle a publié plusieurs articles, notamment sur la migration des formes esthétiques du romantisme allemand au symbolisme français.

Atelier de sémiotique MICA

Atelier de sémiotique (2014-15)

Les valeurs et les normes

 Toujours placée sous les feux de l’actualité politique et sociale, la notion de valeurs nous interpelle en raison de son ampleur et de la multiplicité de ses acceptions. Si, déclinées en valeurs éthiques, esthétiques ou épistémiques (les croyances), les valeurs renvoient aux différents types de jugement, elles sont aussi issues de l’échange ou concernent, plus simplement, les différences qui déterminent la signification. On souhaite examiner toutes ces acceptions qui intéressent la Communication des organisations, fixer quelques grands axes de réflexion et, plutôt que de rechercher une définition unifiée, tracer un cadre de définition. Profitant de la relation privilégiée des SIC avec les pratiques, la discussion épistémologique s’appuiera sur diverses études de terrains et de corpus relatives aux images, objets et parcours, notamment. Ces études permettront d’observer la manifestation des valeurs et leur stabilisation par les normes. Elles montreront comment ce mouvement de régulation des valeurs met aussi la signification en mouvement, en l’ouvrant vers l’inconnu et en assurant son partage par une « communauté de valeurs ».

Les ateliers ont lieu à la MSHA, campus de l’université Bordeaux Montaigne, le vendredi de 16h 30-19h :

 

  • 10 octobre, salle 2 :
    • Anne Beyaert-Geslin : introduction : « L’objet, le temps et les valeurs ».
  • 14 novembre, salle 2 :
    • Vivien Lloveria (ATER- CeReS Limoges) : « L’épisémiotique et la régulation des valeurs »
    • Céline Cholet (doctorante, MICA) : « La régulation des valeurs dans le dessin de botanique ».

 

  • 9 janvier, salle 3 :
    • Annick Monseigne (MCF, MICA) et David Gimenez (graphiste) : « La factitivité du journal mural dans un contexte de communication des organisations publiques. Le journal mural « La clameur » de la ville de Cenon ».
  • 13 février, salle 2 :
    • Martine Versel (MCF, MICA) : Titre à préciser
  • 13 mars, salle 2 :
    • Françoise Okala (doctorante, MICA) : « Les valeurs et les monuments de la Shoah ».
  • 10 avril, salle 3 :
    • Marie-Julie Catoir (docteur, MICA) : « Les nouveaux médias mobiles »
    • Roshanak Adibi (doctorante, MICA) : « Les contrastes identitaires au travers de la métamorphose vestimentaire en Iran ».
  • 15 mai, salle 2 :
    • Maria Caterina Manes Gallo (PR TELEM) : Titre à préciser.

 

 

 

Eléments bibliographiques :

  • Jacques Fontanille, Pratiques sémiotiques, PUF, coll. Formes sémiotiques, 2008
  • Algirdas Julien Greimas et Joseph Courtés, Sémiotique. Dictionnaire raisonné de la théorie du langage, Hachette, 1993 (1979).
  • Algirdas Julien Greimas, Du sens II, Essais sémiotiques, Le Seuil, 1983 (chapitre 1.)
  • Anne Henault, Les enjeux de la sémiotique, PUF, coll. Quadrige, 2012
  • Claude Zilberberg, Des formes de vie aux valeurs, PUF, coll. Formes sémiotiques, 2011.

 

Séminaire de Sémiotique de Paris

SÉMINAIRE DE SÉMIOTIQUE

Fondation de la Maison des Sciences de l’Homme

ATTENTION: LE SÉMINAIRE A CHANGÉ DE LIEU

Lieu : Fondation MSH- Maison Suger, 16, rue Suger, 75006 Paris (M° Odéon).

Mercredi, 13h30-16h30

2014-2015     Texte d’orientation

La question de la transmission : institution et histoire

Au cours des deux années passées, nous avons cherché à comprendre, de manière critique, comment une discipline construisait peu à peu les plans d’immanence nécessaires à sa théorisation, voire remettait en cause le monopole du principe d’immanence en introduisant un principe de réalité. Mais une discipline possède aussi une dimension syntagmatique qui structure son évolution historique et dont les enjeux tiennent à ses procédures de transmission, en particulier dans le domaine de l’enseignement. Ce problème concerne l’ensemble des champs disciplinaires, quelle que soit leur exigence d’élaboration théorique. C’est là une première justification pour que la question de la transmission, à laquelle la sémiotique ne s’est jamais frontalement intéressée, soit mise au programme du séminaire. Le premier champ d’investigation qui se présente est donc lié à la question de l’éducation sous tous ses aspects, tant institutionnels (de l’École aux MOOC) qu’anthropologiques (transmission par mimétisme et contagion) et philosophiques.

La deuxième justification de notre intitulé a trait à l’actualité socio-culturelle de l’enseignement et à son état de crise qui porte précisément tant sur la transmission des savoirs que sur leur légitimité. L’institution est en soi une structure sémiotique qui, comme toute structure symbolique, se comprend d’abord comme un régime de valeurs, un ensemble de rapports de positions à l’intérieur d’un espace sinon fermé, du moins soumis à diverses limites. Si l’on peut envisager de décrire ces valeurs, par exemple en ce qui concerne l’institution universitaire, il est en revanche beaucoup plus difficile de comprendre d’où provient l’espace à l’intérieur duquel elles s’articulent et qui leur donne une assise commune. Peut-être même un certain aveuglement est-il requis quant à cet espace, une certaine inconscience, du moins tant que la question ne vient pas à surgir malgré tout. Un état de crise est précisément le moment où la question se pose de savoir ce qui détermine l’existence d’une institution et son assise. Une réflexion sur ce point peut être du ressort de la sémiotique.

Si une institution suppose une certaine clôture, il est non moins vrai que les transmissions qui s’y opèrent ne vont pas sans générer une histoire. Qu’est-ce que l’histoire du point de vue sémiotique si l’on cherche à dépasser le strict niveau de la narration ? On a souvent pensé, sans doute à tort, qu’une épistémologie structuraliste rendait incapable de saisir la genèse historique des phénomènes, humains comme naturels. On connaît par exemple le tabou frappant la question de l’origine des langues. Il y a pourtant une histoire des institutions. Il reste que la notion même d’historicité comprise comme étant par excellence le régime producteur de sens, reste relativement inexplorée du point de vue sémiotique. La notion de « raison syntagmatique » introduite pas Greimas est un point de départ possible.

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