Appel à communication – Comment le sens du lieu change : espaces urbains et environnements médiatiques

les 24, 25 et 26 septembre 2020
Rome (Italie), Université La Sapienza

conférence internationale organisée par l’Unité de recherche « Espace urbain, Créativité, Médias » (CORIS) et le Laboratoire Romain de Sémiotique (LARS)
en collaboration avec la Fédération Romane de Sémiotique (FedRoS) et l’Association Italienne de Sémiotique (AISS)

Présentation

La conférence a principalement deux objectifs : le premier est de rassembler et de faire le bilan d’une série d’études de recherche internationale à vocation socio-sémiotique sur les thèmes de la ville et de ses mutations, qui sont produites sous la pression des flux culturels locaux et global, de consommation et des conflits sociaux. Le second objectif est d’étudier la manière dont la ville devient un champ d’observation privilégié pour appréhender les changements induits de la médiatisation progressive de nos espaces de vie.

Les développements récents des médias digitales se caractérisent par une relation toujours plus grande avec la spatialité, une relation à comprendre non seulement comme le dépassement des perceptions spatio-temporelles au-delà dans le sens du lieu qui ont toujours caractérisé les formes médiatiques, mais plutôt comme des instruments totalement entrelacé à l’espace, grâce au fait qu’ils sont de plus en plus portables – capables de se déplacer ou d’être déplacés dans l’espace – et géolocalisables – localisables grâce à plans web et digitales. Pour cette raison, se révèlent de plus en plus des instruments d’élaboration et de configuration de l’espace lui-même, qui interviennent dans les pratiques quotidiennes de spatialisation et leur pertinence.

Jusqu’à présent, surtout, on a étudié d’un côté l’espace (dans ses diverses formes, représentations, formes de vie, symboles) et de l’autre les médias, mais pas tellement dans leur intégration radicale, un processus qui s’avère aujourd’hui dominant. Ce n’est pas un hasard, en ce qui concerne les espaces urbains, si nous parlons de mediascape et environnement médiatique. La relation étroite – interconnecté – que les médias portables et géolocalisés entretiennent avec les espaces de vie comporte une implication totale des utilisateurs des médias, notamment dans la proprioception corporelle dans l’espace médiatisé, gérée par la possibilité de traiter digitalement la localisation dans l’espace via Web, apps, social media. Il s’agit de l’émergence d’un espace digital qui pousse à reconsidérer de nombreuses formes d’activité humaine liées à des espaces réels, à tenter de retracer la manière dont l’espace digitale articule les relations et les processus de production des significations inhérentes à la spatialité.

A partir de ce scénario – brièvement décrit – il est possible d’identifier différents champs de réflexion. En particulier :

  • La reconfiguration de l’espace à partir de sa représentation digitale (l’espace digital), en tenant compte de la manière dont les nouveaux dispositifs de production/capture d’images impactent la représentation iconique des espaces du monde et de la vie quotidienne (voir par exemple : Google Street View). Tenant également compte des transformations urbaines imposées par l’avènement des soi-disant Smart Cities.
  • La manière dont les nouveaux environnements médiatiques configurent de nouvelles pertinences spatiales, c’est-à-dire comment le processus de signification constitue des relations de signifié au niveau des structures et au niveau discursif, en relation avec les nouveaux phénomènes de combinaison médiale entre espace digital et espace réel. En raisonnant à partir de la manifestation textuelle à différents niveaux, tels que : projets architecturaux avec simulation digitale, réalité augmentée appliquée à l’espace, applications pour la gestion des phénomènes placés dans l’espace urbain, conception d’environnements immersifs, etc.
  • La relation entre le monde réel, ou l’espace réel – s’il est ainsi possible de le définir aussi – et le monde digital, ou simulé – également dans ce cas si c’est la définition correcte –, qui s’affirme progressivement à travers les nouveaux dispositifs médiaux de gestion de la spatialité. Il sera nécessaire de repenser la définition des catégories et des effets de sens générée.
  • La transformation des pratiques sociales et des pratiques de consommation résultant de l’utilisation d’instruments digitaux dans des environnements médiatiques capables de reconfigurer le sens de l’espace. Phénomènes tels que : tourisme, gamification, shopping, visites de musées, événements religieux, nouvelles formes de protestation organisées en relation avec l’espace, formation éventuelle d’utopies/dystopies etc.
  • De nouvelles frontières qui s’ouvrent dans les formes de représentation et d’exploration dans l’espace, comme par exemple les drones et la construction de points de vue particuliers et non-humains, et les règles liées à leur utilisation, par exemple les zones d’exclusion aérienne.

Réponse à l’appel à communication

Date limite de réponse à l’appel : 15 avril 2020
Format du résumé : 1500 caractères maximum (espaces compris)

 

Télécharger l’appel en italien et en anglais