Assemblée générale du 29 août 2024 à Bordeaux

Assemblée générale de l’AFS
29 août 2024 – Université de Bordeaux Montaigne 16h45 – 18h00

L’assemblée générale statutaire de l’AFS a été réunie le 29 août 2024, à l’université de Bordeaux Montaigne, l’avant-dernier jour du Congrès, à 16h45.

Membres du CA présent.es in situ ou par visio-conférence :
Juan Alonso Aldama, Sémir Badir, Anicet Bassilua, Denis Bertrand, Anne Beyaert-Geslin, Éric Bertin, Denis Bertrand, Thomas Broden, Valérie Brunetière, Ludovic Chatenet, Marion Colas-Blaise, Nicolas Couegnas, Valeria de Luca, Maria-Giulia Dondero, Verónica Estay Stange, Lia Kurts, Audrey Moutat, Alain Perrusset.

Excusés :
Pierluigi Basso Fossali, Ivan Darrault-Harris, Jacques Fontanille, Sebastien Thomas.

Ordre du jour :
1. Rapport moral : point sur l’activité scientifique de l’AFS
2. Rapport financier
3. Intégration de nouveaux membres au CA
4. Vote du CA pour l’élection du nouveau bureau
5. Annonce du congrès 2026 à Paris

1. Rapport moral : point sur l’activité scientifique de l’AFS
Discours de la présidente, Anne Beyaert-Geslin :
« Nous nous sommes présentés en 2022 sur un principe d’équipe autour d’un projet collectif vivant à faire rayonner la sémiotique et à favoriser la réussite des sémioticien.ne.s. Notre projet était de poursuivre les collaborations avec les associations de sémiotique étrangères et de favoriser toutes sortes de liens individuels et collectifs afin d’intensifier les énergies. Nous avions aussi souligné notre responsabilité particulière vis-à-vis des jeunes chercheurs. Notre idée était de faire le lien entre les plus anciens et les plus jeunes, nous considérant comme des passeurs. Nous avons souhaité les placer au centre de nos actions, en considérant les questions théoriques qu’ils posent comme des possibilités d’irrigation et de rénovation des recherches et une façon de nous projeter vers le futur, d’où notre souhait de mettre en place des colloques et séminaires impliquant les jeunes chercheurs ou dont ils seraient les organisateurs, de les mettre en visibilité, de travailler à leur professionnalisation et insertion.

L’idée était aussi de mettre en place des actions tout au long du mandat et que les rencontres scientifiques n’aient pas seulement lieu tous les deux ans, lors des congrès. Nous souhaitions proposer des actions de recherche en visioconférence ou en présentiel, des formats courts susceptibles de prendre deux formes différentes. Tout d’abord, de séminaires d’incubation de projets débouchant, par la construction collective, sur des dossiers de revue ou des dépôts de projets pour contribuer à l’insertion des jeunes chercheurs. D’autre part, des ateliers 1métascientifiques et métaprofessionnels axés sur ce double défi de l’internationalisation et de l’insertion pour candidater à des revues, des bourses, etc. quelles sont les possibilités d’insertion. Un conseil des jeunes chercheurs a été nommé (Sébastien Thomas, Julien Thiburce, Céline Cholet et Ludovic Châtenet), chargé de mettre en place les actions scientifiques ou métaprofessionnelles répondant le mieux à leurs besoins.

Si nous faisons le bilan de nos actions, le projet de liaison entre les générations et d’internationalisation a été assumé via le site de l’AFS. Les annonces de décès de chercheurs français ou étrangers ont invité de relire des publications fondamentales ou de prendre connaissance de publications de collègues étrangers trop peu connues. L’AFS a ainsi rendu hommage à Joseph Courtés, Desiderio Blanco, Dogan Gunay, Goran Sonnesson et Kestutis Nastopka. Ce qui est intéressant, c’est que les notices ont été rédigées par des collègues de la même génération (Michel Costantini pour Goran Sonnesson, mais surtout par des plus jeunes : Anouar Benmsila pour Joseph Courtés, Jose-Garcia Contto, Elder Cuevas Calderon réunis par Alain Perusset pour Desiderio Blanco, Didier Tsala pour Kestutis Nastopka), soulignant ainsi une transmission pour ainsi dire naturelle d’une génération à l’autre. Merci aux collègues qui ont rédigé ces notices et à Audrey Moutat qui a assuré la mise à jour du site de l’AFS.

Des webinaires ont été mis en place pendant les deux années, les 13 et 27 avril 2023 et 16 février et 8 mars 2024. Ils se sont concentrés sur la mise en évidence de parcours d’insertion des jeunes sémioticiens à l’université (les postdocs, les bourses de recherche, mais aussi en agence, à la direction d’école d’art, etc.). Je remercie très chaleureusement Ludovic Châtenet qui a été l’artisan principal de ces séminaires qui ont malheureusement réunis trop peu de public.

Conciliant les soucis d’internationalisation et d’attention aux plus jeunes, il faut souligner aussi la mise en place d’un workshop en ligne avec l’Association turque de sémiotique le 13 décembre prochain, qui réunira des jeunes chercheurs de Paris-Cité et Bordeaux-Montaigne, prélude à un colloque prévu pour le mois de mai 2024.

Pour la visibilité de l’AFS, la publication d’une fiche wikipédia aurait été très utile. Nicolas Couegnas m’a transmis le texte d’une fiche de présentation proposée à la mise en ligne, qui avait été refusée. J’ai mené l’enquête auprès de M. Machefer à UBM pour demander son aide pour cette publication mais il a été très pessimiste. La fiche ayant été refusée, il s’est dit très pessimiste quant à une possibilité de publication ultérieure. Nous connaissons certes d’autres associations savantes dont les fiches ont été publiées mais il semble que les associations posent, de manière générale un problème de notoriété, l’évaluation des fiches étant de surcroît faite par des évaluateurs différents.

Dernier élément de ce bilan moral, le souci de « faire tourner » les responsabilités pour impulser un mouvement et permettre à différentes sensibilités sémiotiques de s’exprimer. C’est pourquoi il était convenu de faire tourner la présidence mais aussi éventuellement d’autres fonctions. »

Anne Beyaert-Geslin a ainsi évoqué les divers webinaires qui se sont tenus, notamment celui consacré à la « Professionnalisation de la sémiotique », organisé par le Conseil des jeunes chercheurs de l’AFS ; même si l’on peut regretter un public peut-être pas assez nombreux (entre 20 et 30), il a été tout de même fructueux. De même pour le webinaire organisé par Juan Alonso Aldama et Maria Giulia Dondero : « Sémiotique et SIC », la présence en moyenne de 30 personnes a été observée. Les deux organisateurs ont pensé à des solutions pour des séminaires interdisciplinaires qui puissent mieux fonctionner : demander aux invités de discuter à partir de certains textes à lire obligatoirement avant la séance.

La fiche wikipédia prévue ayant été refusée par l’évaluateur.trice de Wikipédia, se pose alors la question de la stratégie à mettre en œuvre pour passer ce cap ?

2. Rapport financier
Éric Bertin, trésorier, rappelle la sinécure relative au changement de domiciliation bancaire, résolue grâce à Anne Beyaert-Geslin dont la banque a bien voulu accepter la domiciliation de l’association (Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique) :

Il rappelle que c’est difficile d’aller chercher des adhérents sans mailing listes des communautés scientifiques élargies, malgré le fait que l’AFS fasse une à deux campagnes par an. Nous avons actuellement une quarantaine d’adhésions.
Éric Bertin présente ensuite les comptes de l’association :

3. Intégration de nouveaux membres au CA
Santiago Guillén, Enzo d’Armenio, Gian Maria Tore, Marika Nesi Lammardo demandent leur intégration au CA ; Santiago Guillén et Enzo d’Armenio rejoignent également le Conseil des jeunes chercheurs qui s’élargit avec l’intégration de Camille Forthoffer et Cassandra Bonardo-Moreau.

L’AG a voté à l’unanimité pour ces nouvelles intégrations.

4. Vote du CA pour l’élection du nouveau bureau
Comme convenu à l’AG de Limoges en 2022, l’AG de 2024 propose des réélections partielles de certains membres du bureau. L’ancien bureau se composait comme suit :
Anne Beyaert-Geslin, présidente
Juan Alonso Aldama, vice-président
Valérie Brunetière, secrétaire
Audrey Moutat, secrétaire-adjointe
Éric Bertin, trésorier
Vivien Lloveria, trésorier-adjoint
Maria Giulia Dondero, chargée de l’internationalisation
• Conseil des jeunes chercheurs : Ludovic Châtenet, Céline Cholet, Julien Thiburce, Sébastien Thomas.
Étaient également membres du bureau : Pierluigi Basso, Nicolas Couegnas, Valeria de Luca, Verónica Estay Stange et Lia Kurts-Wöste.

La proposition de constitution du nouveau bureau se présente comme suit :

Président : Juan Alonso Aldama
Vice-présidente : Anne Beyaert-Geslin
Secrétaire à l’interne : Valérie Brunetière
Secrétaire à l’externe : Audrey Moutat
Trésorière : Marika Nesi Lammardo
Trésorier-adjoint : Ludovic Châtenet
Maria Giulia Dondero, chargée de l’internationalisation
• Conseil des jeunes chercheurs : Cassandra Bonardo-Moreau, Céline Cholet, Enzo d’Armenio, Camille Forthoffer, Santiago Guillén, Julien Thiburce, Sébastien Thomas.
Sont également membres du bureau : Pierluigi Basso, Éric Bertin, Nicolas Couegnas, Valeria de Luca, Verónica Estay Stange, et Lia Kurts-Wöste.

Les 22 membres présents du CA, qui constituent le quorum, ont élu à l’unanimité le bureau.

5. Annonce du congrès AFS 2026 à Paris
Le prochain colloque de l’AFS aura lieu à Paris en juin 2026 et sera organisé par l’université Paris Cité. Des propositions de thématiques sont attendues : sont évoqués d’ores et déjà : la véridiction en lien avec le politique, le numérique ; l’IA ; les fakes news. A suivre, car les idées de chacun.e seront les bienvenues !

Juan Alonso Aldama, Président de l’AFS
Valérie Brunetière, Secrétaire de l’AFS